Cohérence, congruence et conviction sur le chemin de l’authenticité…

Il est des rencontres qui semblent arriver toujours au bon moment, pour vous apporter l’éclairage sur vos questionnements du moment…

Il est de ces journées riches qui vous nourrissent dans vos besoins essentiels, qui vous amènent profondément sur votre voie et votre essence.

Des heureux hasards aux yeux de certains, de précieuses synchronicités pour moi..

Hier, était une de ces journées. Une journée, où chaque discussion reste comme une pépite, car chacune contribue dans leur domaine, à vous sentir pleinement alignée avec vos valeurs. A ressentir de manière croissante votre propre congruence.

La congruence est la cohérence de vos actes et de vos valeurs, de vos convictions profondes. J’ai mis du temps à mettre des mots sur ce qui me blessait dans le monde du travail. J’ai pris conscience à travers l’importance que j’attachais à ma propre congruence, que j’en attendais autant des personnes qui m’entouraient, avec qui je collaborais.

Avancer sur le chemin de l’authenticité et devenir de plus en plus congruente représente pour moi une seule et même direction. Je me suis sentie, ou me sens parfois, “has been” avec ces principes de vie.

Jusqu’à ces petits moments de grâce, qui me confirme que je suis sur mon chemin, sur ma voie. Cette authenticité qui donne confiance, qui permet à l’autre d’ouvrir son coeur et de se soulager par l’expression des mots/maux.

Mon questionnement est parfois incessant, il vient finalement mettre des mots sur mes ressentis. Encore une fois, j’apprends à faire plus confiance à mes ressentis, cette intuition qui me guide sur ma voie. Ce qui me ressemble et ce qui ne me ressemble pas, ce qui me semble “juste”, dans la justesse, dans l’équilibre.

Nourrir ces valeurs, les partager, les faire vivre, et faire grandir sa conviction au-delà des discours négatifs ambiants, au-delà des peurs, au-delà de l’image de la réussite admise socialement.

J’ai eu également la chance, dans cette même journée, de rencontrer Régis Rossi, un conférencier-illusionniste, venu à la Réunion pour nous parler d’Intelligence Emotionnelle. Une de ses phrases a particulièrement raisonné en moi lorsqu’ils nous a parlé de faire la différence entre conviction et certitude.

La conviction, ce moteur interne qui peut abattre des montagnes, d’autant plus qu’elle sera alignée sur vos forces, sur vos valeurs. Quand je partage ma conviction, je suis à l’écoute et en demande de la conviction de l’autre, peu importe si elle est différente de la mienne. Je suis prête à confronter et à m’enrichir de l’autre.

Quand j’ai des certitudes, tout est figé, les choses sont comme ça. Les gens sont comme ça. Les généralisations vont bon train, la vie se retrouve tristement dépeinte en noir ou en blanc.

Quel manque de couleurs, quelle tristesse ! Le mouvement de la vie est arrêté, l’échange est stoppé, la vision de la vie est limité à des traits grossiers où nous perdons toutes les nuances. Les certitudes sont faciles, elles sont rassurantes. Elles donnent des repères, mais elles enferment et annihilent la vie en leur sein.

Pour autant, l’énergie et l’aplomb partagés entre conviction et certitude peuvent être proches, dans l’apparence tout au plus, pas au niveau du ressenti, pas au niveau du coeur. Se faire confiance pour distinguer conviction et certitude.

Je sais que parfois une certitude est mieux comprise par une majorité de personnes, mais je n’arrive pas à faire le deuil de toute cette richesse, de cette précision, de ce mouvement. Rien n’est figé, tout peut changer. Ce serait pour moi comme si je n’utilisais que 10 % de la langue française (quoique, c’est peut-être le cas?). C’est comme si je réalisais un tableau avec des couleurs directement sorties du tube.

Chacun fait son chemin a travers tout cela, chaque personne trouvera sa voie.

Trouver sa voie sans venir dénigrer celle des autres dont je ne partage pas les valeurs.

Garder sa conviction que cette voie est possible, qu’elle a déjà une réalité et que votre confiance lui permettra de s’épanouir, de fleurir et de grandir.

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Abondance ou Ego ? Remettre de la fluidité dans son rapport à l’argent

Sur la toile du développement personnel, je vois le terme “abondance” fleurir ça et là, de plus en plus. Personnellement, je m’intéresse depuis de nombreuses années, à mon rapport à l’argent et encore plus, depuis que je suis entrepreneure. 

 Le concept d’abondance a pour moi la fonction de libérer le mouvement et la fluidité, notamment à propos de “l’argent”. En effet, l’argent est souvent associé à une absence ou à une trop grande fluidité. 

Ne dit-on pas de quelqu’un qu’il peut être “grippe-sous” ? Aggrippé à son argent ? Ou au contraire, il sera “panier perçé” ? 

 Alors, comment créer une circulation équilibrée de cet argent, et surtout de notre relation avec lui ? 

 L’argent divise souvent, enfin surtout le rapport à l’argent. Les personnes qui recherchent l’argent, et souvent le pouvoir que leur procure cet argent, et par opposition, celles qui vont se méfier de l’argent et du pouvoir qui l’entoure, préférant en rester loin. Du pouvoir, et aussi de l’argent par la même occasion. 

 L’abondance, et tous les coachings autour de cette thématique ont amené un autre discours. Distinguer l’argent et le pouvoir, redonner de la valeur à ceux qui ne s’en donnaient pas. Christian Junod avec son livre “ce que l’argent dit de vous” est venu mettre le doigt sur le rapport à l’argent, dépassant largement la situation de son compte en banque. 

Effectivement, les professionnels de la relation d’aide notamment, ont pris la mesure de la valeur de leur travail. Il devient moins tabou de dire que l’on veut gagner de l’argent en somme, dans toutes les sphères professionnelles. 

 J’observe alors souvent que le concept d’abondance est réduit au salaire, ou aux possessions matérielles alors qu’il le dépasse largement. Je vois fleurir partout des demandes ou des rêves de salaires mirobolants. 

 Effectivement, l’apprentissage se fait souvent, en passant d’un extrême à l’autre, avant de revenir à un équilibre. 

 Vous rêvez de gagner un salaire important, oui, mais pour quoi ? 

 Enfermé dans notre emploi salarié temps plein, effectivement nous gagnons un salaire, donc nous dépensons ce salaire. Vous êtes vous déjà demandé quelle était la part de vos dépenses qui correspondait à compenser ? Compenser le manque de temps, pour nous, pour notre famille, pour cuisiner, ou pour faire ce que nous avons à faire… 

 Pour moi, le message de l’abondance n’est pas celui qui se retrouve parfois dévoyée sur la toile. 

Le message de l’abondance est “tout est en place, il y a suffisamment sur terre pour répondre à tes besoins”. Mais pas à tes besoins de pouvoir, pas à tes besoins de reconnaissance, qui passent par l’argent. Pas  à ton besoin de stocker par peur de manquer, pas à ton besoin de prendre pour impressionner les autres, pas à ton besoin d’argent pour avoir l’impression d’avoir réussi ta vie. 

 Quand je définis ce qui pour moi est important, ce n’est pas forcément l’argent qui me permettra de l’obtenir. 

Si j’ai besoin de temps pour moi, si j’ai besoin de détente, ce n’est pas l’argent qui me permettra de l’obtenir. Je peux donc courir toute ma vie après le salaire qui me permettra d’avoir la vie de rêve et ne jamais l’atteindre. Comme ces milliardaires dont nous parle Christian Junod qui vivent toujours avec la peur de manquer ! 

Alors, je crois qu’abondance et sobriété heureuse sont parfaitement compatibles, à la fois pour nous, et pour la vie de la planète. 

 L’abondance, pour moi, n’est pas de pouvoir tout acheter, c’est de pouvoir subvenir à mes besoins importants, ce qui est bon pour moi et important pour ma vie. C’est de pouvoir ajouter à cela, des petits plaisirs que je savoure comme un luxe. 

 Mais avant de changer mon rapport à l’argent ou à l’abondance, j’ai tout intérêt à changer mon rapport à la consommation, à  définir mon cap et mes valeurs pour faire le tri dans ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Pour moi, ce n’est donc pas de rêver à un salaire mirobolant ou de faire tout pour l’obtenir, qui me permettra de vivre l’abondance dont je rêve. 

 L’abondance dont je rêve c’est la liberté, des rencontres, des partages, de la confiance, des relations nourrissantes et enrichissantes, du sens, de l’amour, de la créativité, une pleine santé, et de la vitalité. Si à quelque moments que ce soit, je profitais ou abusais de quelqu’un pour l’obtenir, l’abondance n’aurait plus ce goût savoureux. Ce serait juste un concept marketing de plus, pour masquer une volonté de l’Ego, déguisé sous une sorte greenwashing “développement personnel”. 

Authenticité

Il y a quelques jours, je faisais une vidéo où je présentais un peu plus les cartes de forces. Je vous présentais notamment la force que j’ai décidé de mettre plus au centre de ma vie en 2018, l’Authenticité.

Je pense que j’ai appris au fil du temps à découvrir mon authenticité, jusqu’à ce qu’elle devienne un pilier central dans ma vie. Vivre mon authenticité, c’est vivre, au quotidien, et dans tous les aspects de ma vie, en accord avec mes valeurs. Je trouve cela plus facile, depuis que je suis à mon compte. Je choisis des projets en accord avec mes valeurs. Bien sûr, je ne dis pas que certaines considérations financières n’entrent pas en ligne de compte, mais ça, ce sera l’objet d’un autre article 😉

J’ai découvert cette authenticité comme une sculpture, qui naît d’un bloc d’argile, à force d’enlever le surplus, de dégrossir, et de sculpter plus finement au fur et à mesure…Cette authenticité a pu se développer également en reconnaissant mes valeurs et mes forces. Les identifier, dans les différents aspects de ma vie, m’a permis de les faire grandir. Et puis, je me suis rendu compte que plus j’étais moi-même plus je réussissais. Et surtout, je souhaite réussir tous mes projets maintenant, en étant moi-même. Pas quelqu’un d’autre.

Je me souviens lorsque je suis allée passer l’entretien du TedX Saint-Denis Women. Je venais tout juste de rentrer de métropole et je n’étais pas préparée. Je me suis dit, je veux juste être moi et donner le meilleur de moi-même à ce moment-là. Lorsque je suis sortie, je ne connaissais pas le résultat, mais j’étais satisfaite. J’avais été moi-même, j’avais parlé avec sincérité d’un sujet qui me passionne. J’avais donné le meilleur de moi-même, donc je savais que je n’aurais aucun regret. Si je n’avais pas été sélectionnée, c’est que ce n’était pas pour moi.

Je ne veux plus raconter autre chose que ce que je suis, pour être prise à un entretien.

Certains disent que dans le “business”, c’est différent. Non. En tout cas, je ne le souhaite pas, et je construis des relations de collaboration en ce sens. Des relations de confiance, qui me permettent d’être authentique, car c’est quand je suis moi-même que je suis le plus efficace et performante.

Dommage que mes managers ne l’aient pas compris avant. Maintenant que je suis mon propre manager, je ne veux plus commettre cette erreur.

J’aligne mes projets et mon fonctionnement sur mes forces. Quand je suis alignée sur mes forces, mon énergie se renouvelle, mon enthousiasme déborde, et je peux abattre une impressionnante quantité de travail. On se demande encore pourquoi si peu de manager se sont intéressés à ça ?!!

Authentique ne signifie pas tout dire, et à n’importe qui. Mais exprimer ce qui est fondamental pour soi, en fonction du contexte et de l’interlocuteur. Je n’ai pas besoin d’exprimer toutes mes valeurs pour être authentique mais d’exprimer avec sincérit,é ce qui est important pour moi dans ce domaine, dans cette situation. L’exprimer ne veut pas dire ne pas entendre les contraintes de l’autre.

Etre authentique ne veut pas non plus dire “balancer tout ce qu’on pense”, sans penser à la personne en face de soi. Le raccourci est un peu facile.

J’ai souvent entendu en formation “moi, je suis franche, donc ça sort comme ça sort”.

Vous pouvez exprimer votre authenticité, en communicant mieux votre message. La forme, c’est important. La forme permet de maintenir la relation, et de faire entendre votre message.

Il le prend, comme il le prend, c’est son problème”.

Non, c’est votre problème aussi, si vous exprimez quelque chose c’est que vous avez l’objectif de faire entendre votre message. S’il n’est pas entendu, personne n’a progressé.

Comment être authentique dans son milieu professionnel sans se brûler les ailes ?

Je dirais de commencer pas à pas, par les relations où vous avez le plus confiance. L’idée n’est pas de tout dévoiler, mais de montrer et d’agir en concordance avec vos valeurs. Trouvez votre manièere de les exprimer clairement, sans faillir pour autant à vos obligations. Et gardez à l’esprit, ce n’est pas parce que vous exprimez vos opinions, que tout le monde doit les accepter. Pouvoir les exprimer à travers des mots, et non des maux, fait déjà du bien, car je suis persuadée que vivre en desaccord avec ses valeurs profondes nous donne un tas de m-a-u-x.

Alors pourquoi ne pas nourrir vos relations, sur ces bases d’authenticité et de confiance ?

Rebecca Shankland dit “la psychologie positive considère que la confiance est l’une des forces humaines fondamentales”. La confiance est, pour moi, indissociable de l’authenticité. Alors, j’ai décidé désormais, de nourrir prioritairement les relations dans lesquelles l’authenticité et la confiance peuvent fleurir.

Bilan du défi « instant présent »

Le mois de janvier était un mois que j’avais dédié à l’instant présent et à la pleine conscience. Je vous avais parlé dans cet article (l’instant présent) de ce qui m’amenait à penser que c’était réellement important et une clé du bonheur pour moi. Et puis, je vous avais partagé ici (défi: rester dans l’instant présent, un bambou face à la tempête) les difficultés que je pouvais rencontrer également.

C’est vrai que le retour au travail et au quotidien m’a donné moins le temps de m’observer par rapport à cela. Mais je vais vous partager avec un regard rétrospectif, le bilan que je peux en faire.

En ce qui concerne la méditation, je n’ai pas forcément méditer tous les jours, de manière formelle. Parfois, j’oubliais totalement (surtout en vacances), d’autre fois,  je me levais déjà très tôt pour aller travailler et  je n’était pas prête pour me lever encore plus tôt …

Mais mon défi n’était pas, en soi, de méditer. C’était d’être plus présente dans l’instant, de « mettre plus » de pleine conscience dans ma vie.

J’ai pu affronter de nombreux défis, des moments où je me disait que je n’avais pas forcément envie de vivre “cet instant présent” là ! Et malgré tout, cela a transformé le vécu de beaucoup de moments…comme les 4h d’attente, pour un billet d’avion à l’aéroport de Maurice.

Avec la reprise du travail, cela m’a permis de mieux gérer à la fois mon énergie et ce que j’offrais au groupe ou à la personne avec qui je travaillais.

Dans les moments difficiles, cela m’a permis de faire un parallèle. En randonnée, quand je suis proche du sommet, je regarde l’objectif pour me donner du courage. Mais quand j’en suis trop loin, et que c’est très dur, je me concentre sur chacun de mes pas. Un pas après l’autre. Pleinement dans le moment, dans l’effort, accepter que ce soit dur, et voir qu’un pas après l’autre, j’avance !

Ce défi m’a permis d’être plus connectée à mes sensations corporelles. Ecouter mes besoins pour manger, pour me reposer, etc…

J’ai ressenti beaucoup plus de gratitude. Pour des couchers de soleil, pour des rencontres, des échanges, des moments avec des amis, des phrases dites, des échanges…

J’ai repris du temps pour aller peindre, et le magnifique atelier où je peins est une invitation à la contemplation et à la pleine conscience. J’ai ressenti alors cette pleine présence, dans un geste qui peut paraître inintéressant et banal : mélanger de la peinture.

Je vois donc tout le bien que cela me fait.  J’observe aussi toute l’attention à maintenir, de façon constante pour ne pas repartir trop souvent ou trop longtemps dans ces travers d’anticipation. Et je souhaite maintenir cette même intention en février et tous les mois qui suivent…

Ses sensations, son intuition : le meilleur guide pour faire ses choix ?

 

Cette semaine, je suis sortie d’un échange avec une étrange sensation. J’aurais dû ressortir contente, nourrie, enrichie, mais quelque chose me chiffonnait. C’était une sensation qui n’était pas très forte, mais elle était bien là. J’aurais pu ne pas l’entendre, et alors j’aurais pu râler sur l’automobiliste qui ne me laissait pas passer, trouver que le repas n’était pas assez bon ou pas assez rapide, etc.

Quand quelque chose vous contrarie et que vous n’écoutez pas cette contrariété, c’est comme si elle venait contaminer tout ce que vous vivez ensuite.

J’ai appris, et j’apprends au quotidien, à écouter ces petites contrariétés pour les gérer avant qu’elles ne salissent tout le reste.

J’étais dans ma voiture et j’ai alors accueilli cette émotion. J’étais contrariée et blessée. Un de mes perroquets*, certainement le fautif, venait me dire : “C’est ton ego, ton orgueil qui est blessé mais tu dois entendre la critique pour avancer. C’est ta faute, tu n’es pas à la hauteur !” (Discours typique du perroquet fautif). Alors j’ai accueilli ce qu’il venait me dire.

Effectivement, j’étais blessée de ne pas avoir fait aussi bien que je le souhaitais. D’un aure côté, je souhaite être plus spontanée, plus authentique et accueillir mes faiblesses, lutter contre ses envies de perfection. Finalement, cette remarque venait me tester sur ce point-là…

Est-ce que je l’accepte vraiment ?

L’émotion dégonfle alors un peu. J’ai fait ce choix, car il me semble important, et même si c’est incofortable pour moi, j’ai envie de m’y tenir.

Mais le perroquet fautif revient à la charge, pas découragé pour autant : “oui, mais quand même, tu veux proposer quelque chose de qualité ! Peut-être te voiles-tu la face sur ce que tu fais ?”. Ca, c’est sa phrase préférée, et elle est assez redoutable pour moi.

Dans un premier temps, je l’écoute, je l’accueille et j’essaie de voir comment cela résonne en moi. Cela ne me semble pas tout à fait juste. Généralement, je suis souvent la plus critique avec moi-même. Alors, je me remémore les échanges sur le sujet. Je ressens un manque de justesse dans les propos que l’on m’a tenu. C’est une impression de ma part, peut-être erronée, mais je commence à lui accorder de la valeur.

Est-ce une intuition ? et surtout, comment le savoir ?

L’émotion se dégonfle encore d’un cran.

Se remettre en question est fondamental, mais par moments, il faut aussi définir une limite, celle de sa protection. Le fait que l’émotion dégonfle me permet d’entendre la critique, comme ce qu’elle est et pas la projection amplifiée que je pourrais en faire. Ensuite, cela me permet de resituer les propos. C’est l’avis d’une personne, ce n’est pas une vérité.

Dans un second temps, je définis ce que je souhaite moi, dans ce domaine. Puis, je demande d’autres avis, pour jauger si je dois réorienter ou améliorer ce que je propose.

J’ai pris 3 autres avis, j’ai toujours demandé de la sincérité dans ces retours, et mis à distance aussi ce qui m’était transmis. Les retours m’ont confirmé l’adéquation entre ce que je proposais et mon objectif.

Finalement, grâce à cette expérience, je reprends mon pouvoir et ma puissance. Je ne le donne pas à l’autre. Je décide de mon cap et de ma manière de naviguer.

Ce n’est pas parce que l’intention est louable qu’elle vous fera du bien. Vous seul, pouvez définir ce qui vous fait du bien.

Si je sens qu’une attitude manque de justesse, j’ai autant le droit de m’écouter et de me faire confiance.

*Le Perroquet, issue de la méthode SPARK (méthode de résilience ordinaire tirée de la psychologie positive), représente votre dialogue interne.

Renoncer : laisser tomber ou accepter ?

La vie offre une multitude de choix, je vous en parlais dans le dernier article. D’ailleurs, pour commencer cet article, une multitude d’idées se bousculent dans ma tête. Il me faut choisir celle que je vais utiliser en premier. Ce choix est à la fois, une chance exceptionnelle, et une grosse difficulté quotidienne pour bon nombre  de personnes.

 

On nous dit “choisir, c’est renoncer”. Oui, je le crois.
Mais je n’entends pas renoncer dans le sens de “ ne pas aller au-delà”, “ne pas continuer à avancer à progresser”, mais dans le sens d’“accepter”

Accepter de ne pas pouvoir TOUT faire.  Accepter de ne pas pouvoir TOUT vivre. Accepter le “fini” dans toute chose. Cette acceptation est pour moi une libération.

 

J’ai été plusieurs fois sollicitée pour des accompagnements sur la gestion du temps. A chaque fois,  je me suis rendue compte que le problème n’était pas lié à un manque de méthodologie, ou à un manque d’outils mais bien à un problème de choix.

 

J’en ai moi-même fait les frais. Je me suis intéressée à tous les outils, méthodologies pour optimiser mon temps. Je les ai appliqués. J’ai pu développer une force de travail et une quantité de projets. La seule limite restante: les temps de déplacements. La télétransportation est réellement quelque chose qui me manque !! Bien sûr, j’ai également optimisé mes temps de trajets, pour préparer mes formations, répondre aux mails, ou encore répéter mon TeDX.

 

Est-ce que j’avais la sensation d’avoir le temps de faire tout ce que je voulais ? Non

 

Je crois même avoir ressenti plus souvent la sensation de ne pas avoir le temps de faire tout ce que je voulais. Toutes les expériences, sollicitations, lectures, discussions, formations me donnent envie d’encore plus. La liste de lectures et de projets ne cesse donc de s’allonger…

 

Je rencontre régulièrement chez certains de mes stagiaires: cette curiosité insatiable, cette envie d’apprendre inépuisable et viscérale, et cette frustration de ne pas pouvoir tout faire et tout vivre.

Le problème n’est pas la gestion du temps. Le problème est le temps fini.

 

La seule piste me semble dans l’acceptation et le choix conscient. Accepter la fin des choses. Accepter la limite du temps et consacrer ce temps à ce qui est véritablement important pour soi.

 

Alors, la méditation pleine conscience m’aide à laisser passer le flot d’idées, de pensées, et de projets. Laisser s’apaiser la tempête du cerveau pour revenir à la clarté, la lucidité, qui permettront d’élaborer le choix conscient.

Si vous avez raté le premier article sur le choix, c’est par ici : https://devenircapitaine.wordpress.com/2018/01/28/faire-un-choix-conscient/

 

Faire un choix conscient

S’il y a quelque chose qui me semble fondamental pour être capitaine de son navire, c’est le fait de faire des choix, des choix conscients.

Lorsqu’un capitaine de bateau, voit une tempête arriver, il ne peut pas se dire qu’il n’a pas le choix. Il ne peut pas continuer à regarder uniquement le côté où le ciel est bleu. Son équipage compte sur lui, pour faire le meilleur choix.

Il y a une part où il doit affronter la réalité, prendre de l’information pour avoir le maximum d’informations objectives. Mais cela ne suffira certainement pas. Si toutes les informations objectives donnaient la réponse alors le choix ne serait pas si difficile.

Dans notre vie actuelle, nous sommes submergés de choix, tous les jours. Des plus futiles au plus importants : « de quelle marque de yaourt vais-je prendre ? » En passant par, « qu’est-ce que je choisis de mettre de côté dans la montagne de choses à faire ? »  au travail, à la maison, même dans les loisirs….

Tous ces choix nous prennent une énergie, sans que l’on s’en rende forcément compte. Tant d’énergie que nous n’avons plus pour les choix réellement importants de notre vie. Nous finissons par dire alors, « je n’ai pas le choix ».

Et si, nous avons le choix.

Aussi infime soit-il, nous avons toujours le choix.

Nous pouvons toujours décider de comment, nous allons réagir ou vivre une situation.

Etre capitaine, c’est régulièrement s’informer de là où on est. Il ne s’agit pas de le regarder uniquement de son point de vue mais, de croiser les regards, de le confronter à des informations objectives.

Alors, comment faire des choix conscients ?

Se poser, observer la situation, réaliser un bilan. Croiser les informations objectives : les faits, les chiffres. Un chef d’entreprise pourra regarder son chiffre d’affaires, mais il faudra aussi qu’il intègre le nombre de ses jours de congés, le nombre de ses clients ou de ses prospects, le développement ou la fermeture d’une activité. Une personne pourrait regarder les projets qu’elle a concrétisé, ceux qu’elle a mis de côté, le temps passé à ses passions, depuis combien de temps elle n’a pas fait cette activité qui l’a rend heureuse..

Mais faire des choix conscients, c’est faire des choix par rapport à ses valeurs, des choix qui nous portent en direction de notre cap !

Alors dans un deuxième temps, il faudra croiser les regards, avec des informations moins factuelles.

Est-ce que j’ai aimé ce que j’ai fait ?

Est-ce que je me suis sentie bien ou au contraire, stressée, tendue ?

Comment mes proches m’ont perçu pendant cette période ?

Est-ce que ces projets, ces activités, ce temps passé à nourrir mes valeurs, le sens de ma vie ?

Ceci nous permet d’avoir une situation plus nuancée de la réalité. On ne peut réduire notre vie à des chiffres. Comme vous ne direz pas, c’est bien mon enfant a grandi de 3 centimètres, cette année, il a bien grandi ! Ce que vous avez vécu peut changer complètement l’interprétation des chiffres.

Ces informations vont permettre d’argumenter certains choix. Je décide d’arrêter cette activité, car le bilan global, prenant en compte les aspects financiers et l’énergie dépensée, le plaisir pris, elle ne me semble pas assez nourrissante.

Certaines décisions peuvent être prises en conscience lorsque ces 2 regards sont croisés. Ces choix-là sont extrêmement importants, et lorsqu’ils sont pris en conscience, vous savez que c’est le meilleur choix pour vous, au moment où vous le faites.

Malheureusement, faire un choix différent à un autre moment, « revenir sur son choix » comme l’on dit souvent est souvent reproché ou mal vu dans la société. Faire un choix conscient, c’est faire un choix avec les informations que l’on a, l’énergie et les sensations à un moment T.  Si ces données changent vous pourrez faire un choix différent. En posant ces différents éléments de façon claire, vous serez aussi en mesure d’expliquer les tenants et les aboutissants de votre décision. Elle sera plus stable, vous serez plus stable.

Et puis, il y a les autres choix … 😉 Il y a toujours des choix où une fois les informations croisées, les émotions, l’énergie, la perception, vous ne voyez pas clairement la route à prendre. Vous voyez ce dont je parle ? Tous ces autres choix …

Ces choix, où il faudra avancer dans l’inconnu, sans savoir si on a pris la bonne décision. On a envie de les rationaliser, ou de les repousser, de ne pas les affronter (« j’ai pas le choix »). Mais au mieux, je les accueille, au mieux, j’accepterai le mouvement de la vie. Plus vite, je me rendrai compte que ce n’était pas le meilleur choix, plus vite, je pourrais réajuster le cap. Parfois, nous nous entêtons juste dans  une direction, par ego, pour montrer que nous avions raison. Est-ce que cela est efficace pour atteindre notre objectif ? Non. Est-ce que cela nous rend heureux ? Non.

Oui, il y a toujours un moment où l’on rencontre un choix, important, où l’on ne peut savoir à ce moment-même, qu’elle sera la meilleure solution.

Alors il n’y a plus qu’une seule chose à écouter : votre coeur. Ce n’est pas que vous ne l’avez pas écouté avant. Vous l’avez pris en compte dans le plaisir, dans l’énergie, dans votre bien-être lié à ce projet, cette activité… mais parfois même si cela vous a fatigué, stressé, vous sentez que votre coeur vous dit d’aller dans cette direction. Cela prendra peut-être du temps, mais cette direction est le cap à prendre.

Attention !

Votre coeur murmure, il faut être prêt à l’entendre.

S’arrêter (un peu plus que 5 min), se poser, laisser les pensées s’apaiser, être pleinement en vous-même, connecté à lui, pour entendre votre coeur murmurer le chemin à prendre.

Ne tardez pas à vous exercer, la vie regorge de choix, mais sélectionnez précieusement là où vous souhaitez faire des choix conscients. La marque du yaourt pourra bien attendre, votre vie non !